Unité et espérance : Retour sur la journée annuelle des communautés EcoEglise 2025

Le 23 août dernier se déroulait l'événement qui a rassemblé des chrétiens et chrétiennes de tous les cantons romands pour vivre une journée lors de laquelle les communautés EcoEglise peuvent se rencontrer, échanger, et partager. On vous raconte !

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2 septembre 2025
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Pour sa cinquième édition, la journée a accueilli quelque 80 visiteurs et visiteuses des quatre coins de la Suisse romande sous un doux soleil. C’était plus de 35 communautés chrétiennes représentées de diverses confessions chrétiennes. Cette année, c’est dans le village de Saint-Blaise que se déroulait le rassemblement EcoEglise. StopPauvreté ainsi que les autres partenaires organisateurs qui portent ce projet préparaient depuis des mois cette rencontre avec la paroisse de l’Entre-deux-Lacs. Au programme, une célébration œcuménique, quelque huit ateliers ainsi que des temps de partage autour des thématiques d’écologie et de foi.

Une célébration entre ciel et terre

L’une des grandes forces d’EcoEglise réside dans son enracinement profond dans la foi : un soin de la Création porté par l’amour du Créateur. La célébration matinale s’est articulée autour du Psaume 104, guidée par un trio œcuménique. « Ce n’est pas nous qui sauverons la terre, c’est Dieu qui la sauvera », a rappelé Raoul Pagnamenta, pasteur de la paroisse réformée de l’Entre-deux-Lacs, lors du temps de méditation. Aux côtés de Nassouh Toutoungi, prêtre de l’Église catholique chrétienne de Neuchâtel, et de Pierre-André Léchot, pasteur de l’Église évangélique de la Rochette à Neuchâtel, leurs voix ont porté une prière commune qui a rassemblé un public issu de diverses traditions chrétiennes dans une véritable unité. Entre lectures bibliques, chants et instants suspendus de piano, la reconnaissance et la prière se sont élevées vers Celui qui nous unissait en ce jour. Véronique Gobet, pianiste virtuose, a offert son talent à travers de délicats interludes méditatifs. Enfin, Lara-Florine Schmid, co-responsable opérationnelle d’EcoEglise, a pris la parole pour partager des nouvelles encourageantes du réseau et de cette « grande aventure collective ». Avec aujourd’hui 57 communautés engagées, celui-ci poursuit sa croissance et réunit toujours davantage de chrétiens et chrétiennes autour des enjeux climatiques.

Parmi un vaste choix : L’atelier d’A Rocha observé de plus près

Parmi les huit ateliers à choix, une trentaine de personnes ont participé à l’atelier d’A Rocha Suisse animé par Gabriela Joray. La biologiste invitait les participants à présenter un espace extérieur comme celui de leur paroisse afin de réfléchir ensemble à comment l’aménager au mieux pour favoriser la biodiversité. Les demandes sont variées ; comment limiter la consommation d’eau ? Quelles fleurs planter pour avoir plus de pollinisateurs ? Comment lutter contre les îlots de chaleur ? Que faire quand tout est goudronné ? Gabriela Joray prend le temps de regarder les plans de ces espaces et guide la réflexion, l’idée n’est pas de faire des plans révolutionnaires, mais de trouver ce qui peut être mis en pratique dès aujourd’hui, un pas après l’autre. De tous côtés, les recommandations fusent aussi pour accompagner les propos de l’experte. Parmi les diverses communautés représentées, toutes ont déjà entamé des projets et ont des exemples de réussites. A Rocha Suisse, membre d’Interaction, contribue à la conservation et à la gestion durable de la diversité végétale et animale en Suisse au travers de programmes de conservation et d’études d’espèces menacées et de leurs milieux, ainsi que de leur restauration ou réintroduction. L’organisation s’engage aussi dans des actions de sensibilisation et d’éducation environnementale ayant pour but la réconciliation de l’homme avec la nature, un changement de comportements et de motivations. Depuis le début de l’aventure, A Rocha porte le réseau EcoEglise en collaboration avec StopPauvreté, œco, l’Eper et Action de Carême.

Entre reconnaissance et espérance

La journée s’est achevée par le vernissage du livre Face aux désastres, fruit de la journée Jacques Ellul. À l’image de ce théologien et sociologue, c’est la voie de l’espérance en Jésus-Christ qui nous encourage à agir pour prendre soin de la terre qui nous est confiée. Dans une société marquée par le consumérisme, il est précieux de revenir aux fondements de notre foi et de réfléchir ensemble à la manière d’ancrer nos convictions dans des gestes concrets. Tout au long de la journée, de nombreuses discussions et échanges fraternels ont fleuri, autour d’un verre de jus de pomme ou d’un biscuit maison. L’événement s’est conclu dans la joie, chacun et chacune repart nourri·e d’idées et de projets pour avancer avec sa paroisse. Une conviction commune s’est affirmée : le soin de la Création, vécu dans l’unité, demeure pour EcoEglise et les communautés du réseau une mission d’amour et de respect toujours actuelle et essentielle.

 


Auteure : Salomé Streiff


 

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