Une formation pour une meilleure qualité de soins

Au Népal et en partenariat avec le SME, les travaux de l’école de pharmacie de Tansen se poursuivent depuis une année maintenant. Cette nouvelle formation contribuera à l’amélioration du système de santé publique népalais.

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Une étudiante laborantine au Népal analyse un prélèvement
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26 juin 2024
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Donner

NÉPAL : Les travaux de l’école de pharmacie de Tansen se poursuivent depuis une année maintenant. Cette nouvelle formation contribuera à l’amélioration du système de santé publique népalais.

Au Népal, on ne trouve actuellement qu’un seul pharmacien formé pour 100’000 habitants. Si les grands centres urbains offrent de bons services de santé, ces derniers ne bénéficient en revanche qu’aux populations aisées et les habitants des régions rurales restent laissés pour compte. Pour améliorer la qualité du système de santé du pays et pour que ce système puisse bénéficier à toute la population, le SME collabore avec la Tansen School of Health Science (TSHS) et prévoit l’ouverture d’une filière de formation de technicien en pharmacie.

Directrice de la Tansen School of Health Science (TSHS), Shakuntala Thanju est enthousiaste à la perspective de l’ouverture de l’école, qui bénéficie déjà d’une grande renommée dans la région grâce à son école de soins infirmiers, démarrée en 1999 et de laborantins, en place depuis 2015. « Nos élèves sont recherchés à des lieues à la ronde, » raconte Marianne Brocqueville, collaboratrice du SME et responsable de la filière laboratoire. « Avant même d’avoir les résultats des examens, nous recevons des appels d’hôpitaux et de laboratoires pour employer nos élèves. »

Grand projet, grands défis
La filière de pharmacie est donc attendue avec grand intérêt dans la région. La présence de pharmaciens formés dans les hôpitaux et dans les pharmacies provinciales contribuera à améliorer une dispensation de médicaments sûre et adéquate ainsi que la gestion professionnelle des prescriptions et des conseils donnés aux patients.

« Même si nous continuons de rêver grand, TSHS doit surmonter des défis pour y arriver, et le premier est financier, poursuit Shakuntala Thanju. Les seules sources de revenus de l’école sont les écolages des étudiants, une petite participation du gouvernement et les dons des partenaires, dont le SME fait partie. »

À ce jour, les ouvriers terminent la construction du premier bloc d’enseignement. Le projet a encore besoin de finances pour mener à bien les travaux du deuxième bloc et de l’internat, qui devraient commencer en 2024. Ces locaux serviront à accueillir les 90 étudiants attendus. Sept professeurs sont également recherchés à plein temps pour dispenser un programme théorique et pratique équilibré.

 


 

Membre d’Interaction, le SME œuvre pour l’amélioration de la santé et des conditions de vie de ses bénéficiaires, pour l’épanouissement personnel et l’insertion sociale. Il intervient en tant que facilitateur et pourvoyeur de fonds dans des projets d’éducation de base, de formation et de perfectionnement professionnel. Grâce à une approche holistique, il s’engage à permettre aux populations défavorisées l’accès à un enseignement de qualité et l’augmentation de leurs revenus grâce à un emploi digne.

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