Communiqué aux médias | Zurich/Lucerne/Berne, le 16 avril 2026
L’alliance œcuménique de diverses organisations chrétiennes salue l’aboutissement de l’initiative comme un signal important de la population. « Chrétien·ne·s pour la protection du climat » appelle les paroisses, les organisations ecclésiales et les communautés à examiner leurs placements financiers, à les aligner de manière cohérente sur des critères de durabilité et à investir progressivement dans des placements durables.
Trois raisons de dire oui
La coalition « Chrétien·ne·s pour la protection du climat » soutient l’initiative pour trois raisons principales :
Premièrement, l’initiative exige une économie juste et écologique. Aujourd’hui encore, des capitaux en provenance de Suisse sont investis dans des projets qui nuisent au climat et à la biodiversité. Cela va à l’encontre de la responsabilité envers la création et de la dignité de toutes les personnes, en particulier de celles qui souffrent le plus des conséquences de la crise climatique.
Deuxièmement, le secteur financier dispose d’un pouvoir d’influence considérable. Les banques, les assurances et les caisses de pension peuvent, par leurs investissements, faire avancer de manière décisive la transition vers une économie durable. L’initiative garantit que cette responsabilité soit assumée et mise en œuvre de manière transparente.
Troisièmement, l’initiative place le bien commun au-dessus des intérêts de profit à court terme. Une politique financière durable contribue à réduire les dommages à long terme, tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, les migrations et les conflits, et à garantir un avenir digne d’être vécu pour toutes et tous.
Une place financière à portée mondiale
La place financière suisse joue un rôle central au niveau international. L’initiative exige qu’elle aligne systématiquement ses activités sur les objectifs internationaux en matière de climat et de biodiversité. Les banques, les assurances et les autres acteurs financiers ne doivent plus investir dans les énergies fossiles ni dans d’autres projets nuisibles au climat. Les capitaux doivent au contraire être dirigés vers des projets favorisant un avenir durable. Une économie financière responsable constitue un levier essentiel pour faire face à la crise climatique et environnementale et protéger les générations futures.
« La Suisse porte une responsabilité globale avec sa place financière. Il n’est pas acceptable que des investissements continuent d’alimenter des projets qui aggravent la crise climatique et détruisent les moyens de subsistance de nombreuses personnes », déclare Sarah Paciarelli, responsable communication et formation auprès de Frauenbund Schweiz.
Les exigences s’adressent aux banques, aux assurances, aux institutions de prévoyance et à d’autres acteurs du secteur financier. L’accent est mis sur les impacts tout au long de la chaîne de valeur, notamment en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre et la biodiversité.
Vivre concrètement les valeurs chrétiennes
Pour « Chrétien·ne·s pour la protection du climat », l’initiative constitue un moyen concret de traduire les valeurs chrétiennes dans l’action économique. Elle allie la responsabilité envers la création à l’engagement pour la justice globale et la solidarité.
« En tant que chrétien·ne·s, nous portons la responsabilité de préserver la création. L’Initiative pour une place financière durable est une possibilité concrète d’assumer cette responsabilité aussi dans nos pratiques économiques et de la mettre en œuvre politiquement », explique Milena Hartmann, responsable de service et déléguée à l’environnement auprès d’œco Églises pour l’environnement.
Le soutien à l’initiative est ainsi un signe visible d’une foi qui assume sa responsabilité envers la création et s’engage pour un avenir juste et digne d’être vécu pour toutes les personnes.
Les organisations chrétiennes sont appelées à agir
Face à la crise climatique et environnementale, les Églises et les organisations chrétiennes sont appelées à prendre position et à s’engager pour la justice, l’amour du prochain ainsi que pour une vie bonne et épanouie pour tous les êtres vivants. Dans un monde globalisé, les destins des personnes sont liés entre les différentes régions du globe. Assumer la responsabilité envers la planète et ses limites fait partie de la responsabilité de foi des chrétien·ne·s.
La coalition « Chrétien·ne·s pour la protection du climat » réunit notamment les organisations suivantes : Action de Carême, Grüner Fisch, EPER, œco Églises pour l’environnement, StopPauvreté, femmes protestantes et Frauenbund Schweiz.



