L'ONU qualifie le changement climatique de « multiplicateur de menaces » : il ne provoque pas nécessairement des conflits, mais il exacerbe les tensions sociales et politiques préexistantes, surtout là où les institutions sont fragiles ou là où règnent des injustices. Les catastrophes climatiques amplifient ces dynamiques, notamment dans les pays du Sud, et augmentent ainsi le risque de conflits armés. Les questions de justice environnementale doivent donc être envisagées non seulement comme des enjeux de durabilité, mais aussi comme des enjeux de paix. La volonté d’agir existe à de nombreux niveaux, mais la mise en œuvre reste difficile. C’est précisément à ces défis que Damaris Eschbach s’est attaquée dans le cadre de son mémoire de master en systèmes de construction intégrés à l’ETH Zurich — un engagement pour la paix d’un genre un peu différent.