Ne laissons pas les efforts de paix aux mains des puissants

Les puissants ne peuvent pas instaurer la paix par la force. Mais nous, à notre échelle, pouvons la construire chaque jour en transformant nos épées en socs de charrue — une vision biblique vieille de 3000 ans qui reste étonnamment actuelle.

Appelés à être des chasseurs de paix

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas à la manière du monde. » (Jean 14.27, NFC)

Jésus a fait cette promesse à ses disciples peu avant sa mort, en pleine période de turbulences et de violence. La paix politique n’était pas en vue, loin de là. Au contraire : les tensions entre les groupes juifs et l’occupant romain ont conduit, quelques décennies plus tard, à la destruction de Jérusalem. Que voulait donc dire Jésus par « paix » ?

L’augmentation des budgets de défense est un prélude à la guerre, et non à la paix

Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre »). Cet adage latin bien connu reflète la sagesse populaire qui voit dans la préparation à la guerre la meilleure solution pour garantir la paix. La logique est la suivante : si la guerre menace, il faut armer la population pour la préparer à répondre au conflit, ce qui lui permettra de protéger les faibles et donc d’apporter ou de maintenir la sécurité pour tous. Cette logique pousse de nombreuses nations à augmenter massivement leurs budgets militaires.

La justice restaurative : un chemin vers la guérison, la redevabilité et de nouveaux horizons

Que se passe-t-il après un crime pour les personnes qui en sont victimes ? Un acte criminel laisse des traces indélébiles, bien au-delà des blessures physiques. Les séquelles sont avant tout émotionnelles, avec des questions lancinantes qui persistent : pourquoi cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ai-je été choisi comme victime ? Comment vais-je pouvoir continuer à vivre avec ces traumatismes ?

Tandis que le système judiciaire traditionnel se concentre essentiellement sur la détermination de la culpabilité et l’application de sanctions, la justice restaurative propose une approche radicalement différente. Elle crée des espaces de dialogue où les victimes, les auteurs et les personnes impliquées peuvent se rencontrer. L’objectif n’est plus de simplement attribuer une faute, mais de permettre la guérison, d’encourager la prise de responsabilité et d’ouvrir de nouvelles perspectives de reconstruction personnelle et collective.

Entre données lacunaires et anciens schémas de pensée : comment la recherche peut-elle favoriser la paix ?

L’ONU qualifie le changement climatique de « multiplicateur de menaces » : il ne provoque pas nécessairement des conflits, mais il exacerbe les tensions sociales et politiques préexistantes, surtout là où les institutions sont fragiles ou là où règnent des injustices. Les catastrophes climatiques amplifient ces dynamiques, notamment dans les pays du Sud, et augmentent ainsi le risque de conflits armés. Les questions de justice environnementale doivent donc être envisagées non seulement comme des enjeux de durabilité, mais aussi comme des enjeux de paix. La volonté d’agir existe à de nombreux niveaux, mais la mise en œuvre reste difficile. C’est précisément à ces défis que Damaris Eschbach s’est attaquée dans le cadre de son mémoire de master en systèmes de construction intégrés à l’ETH Zurich — un engagement pour la paix d’un genre un peu différent.

Entre pacifisme relatif et guerres défensives justifiées – la tension autour des conflits armés

« J’aimerais qu’il meure », a déclaré mon collègue avec amertume, en parlant de l’agresseur d’une guerre horrible. Cette déclaration peut sembler choquante à première vue, car on n’a « pas le droit » de souhaiter la mort de quelqu’un. De plus, la mort d’un seul individu ne mettrait guère fin à un conflit. Mais cette déclaration exprime une tension intérieure à laquelle nous sommes toutes et tous confrontés actuellement.

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